samedi 11 février 2012

J'aime pas les photographes !

Oui, voilà, tout est dit, mais je vais développer un peu.
Tout cela a commencé la semaine dernière quand "on" m'a dit : "Tiens, tu veux pas une accred pour faire des photos de Behemoth à Paris ?" Sur le coup j'ai ri, j'ai répondu que "ho oui ça serait drôle d'aller dans la fosse avec la Game Boy du petit neveu." (oui, ça fait des photos maintenant, je dis ça pour les vieux comme moi qui découvrent). Parce que le fait est que je n'ai pas d'appareil photo.
Bizarre en 2012 ouais.

Et puis j'ai réfléchi à ça dans le métro, pourquoi pas après tout ? Faire un saut à la Fnouc et m'acheter un numérique à la con pour lundi. Juste pour les faire chier ces connards !!

Je comprends que les peuples primitifs pensent que les photographes peuvent leur voler leur âme. Tels les animaux, ils sentent le pouvoir malsain qui émane de cette engeance diabolique qui a un oeil plus ridé que l'autre à force de regarder par le viseur. J'ai surtout pratiqué le photographe de concert Metal dans ma vie, et j'ai vu le changement qui s'est opéré à l'arrivé du numérique. Avant, tu avais un ou deux types qui faisaient ça par passion, qui trimbalaient 150kg de matos hyper fragile avec eux et qui savaient faire un shoot. C'est qu'à l'argentique mes amis il fallait savoir appuyer sur le bouton !! Maintenant, tu poses l'appareil sur un pied, tu lances le mode rafale et tu vas boire un coup au bar. Sur les 10 000 clichés y'en aura FORCEMENT un bon. J'invite les forts en thème à nous faire un calcul de probabilité.

Donc, vers l'an 2000, avec internet, on a subitement vu apparaître 150 clampins, tous persuadés de tenir la clé du concert gratos et des festivités backstage. Ouais, on en revient toujours là. Pas pour rien que le phénomène a drainé autant de gonzesses. Entre les groupes qui bavaient pour avoir un peu de pub et les affamées de musiciens qui voulaient se glisser dans le "milieu" le deal a été scellé. C'était les grands débuts des webzines. Depuis, si certains ont réussi à force de travail et d'obstination à devenir des pros, la plupart des autres continuent de chercher le cliché de leur vie. Et la concurrence est rude ! Les anciens s'appuient sur l'expérience (mais alors pourquoi sont-ils toujours aussi mauvais ?), les nouveaux sur la technologie, et les gonzesses, bah, toujours sur la même chose...Mais surtout, ils se vouent une haine terrible !! Ne surtout jamais laisser ses affaires par terre dans la fosse, sous le prétexte qu'il regardait dans le viseur, ton collègue va en profiter pour piétiner consciencieusement ton sac, te filer un coup d'épaule au bon moment. Il faut les entendre parler les uns des autres. Un soir de l'an dernier, alors que je fumais devant une salle, j'ai surpris une conversation magnifique. La jeune photographe y racontait une fête de folie avec "kiyaaa" des musiciens "lol" et se rengorgeait d'y avoir été conviée mais pas la photographe pro de je ne sais quel magazine. "Elle est sur le déclin, c'est la trentaine." lâcha notre nymphette sûrement encore affectée par le GHB que ses amis musiciens avaient dû lui faire ingurgiter lors de cette partie fine. Je ne parlerai même pas de celle qui claque la bise à tous les vigiles de toutes les salles de Paris, espérant ainsi gratter quelques minutes de plus que les autres dans la fosse. Je ne vais pas non plus m'étendre sur des salles comme le Nouveau Casino ou la Scène Bastille, dont l'absence de fosse rend les deux premiers rangs inaccessibles au public. Attention à toi ami fan si tu refuse de laisser ta place au premier rang à un photographe !!

Après le concert, le photographe rentre chez lui et passe des heures à "travailler" ses photos. En gros, parce qu'il est incapable de s'appuyer sur les lumières du show (qui sont toujours pourries, une conversation photographe ingé lumières est un bonheur à entendre, je vous le conseille !!!), ou de shooter au bon moment et il va en faire des caisses avec whatmille logiciels pour compenser. Il va réussir à te faire croire, que si sur ce cliché on ne voit qu'une masse de cheveux floue c'est parce que c'est voulu, c'est de l'Art !!

PUTAIN !!

Et pour couronner leur incompétence, ils prétendent tous à être payés pour ce qu'ils font. Foutent des signatures sur toutes leurs photos, qu'ils diffusent via Facebook. Même pas foutu de se payer un site web, ha on voit les pros !! Déjà que les photos sont minables, en plus ils les foutent sur une plateforme complètement dégueulasse !

Incompétence, jalousie, aigreur, non-respect, méchanceté, complotage, c'est peut-être le milieu le plus pourri qu'il m'ait été donné d'observer.

mardi 24 janvier 2012

le masque et la plume

Hail & kill!

Je sais, je sais, ce n'est pas avec 1 message tous les 3 mois que je ce lieu va devenir populaire. J'imagine d'ici le regarde désaprobateur d'Ocytocine devant mon manque de rigueur. J'imagine car je ne connais pas sa bouille (tout ce qui a plus de 10 ans de moins que moi a une bouille et pas un visage, oui, c'est comme ça). Apprenant qu'on a manqué de peu de la perdre la semaine dernière, j'ai pensé que je pourrai faire un petit post pour fêter son retour et le nouvel an chinois. Aucun rapport, si ce n'est le Patrimoine Adéhène de la dite Ocyto.

Encore faut-il avoir quelque chose à raconter...pas évident, et puis j'ai pensé à Gloria, le super-héros donc je suis le side-kick depuis, humpf, ouais, tout ça. Gloria (être assexué pour les besoins de ce blog) est mon Aleister Crowley, c'est la seule personne au monde que d'admire et que je respecte. Son fiel n'a d'égal que le mien, ou bien est-ce sa compagnie qui m'a donné le goût de la critique ? Tout ceci se perd dans les méandres de la deuxième moitié des années 90, entre le cercle polaire et la mer Baltique.
Pur citoyen britannique, Gloria allie avec une facilité déconcertante l'élégance du dandy et la crasse du punk, plus grammar nazi qu'un Tolkien ayant abusé de l'herbe à pipe mais s'exprimant avec un accent cockney innimitable. Nous nous rencontrâmes d'une façon si peu glamour que j'hésite à vous la faire partager. Disons que nous sommes la preuve que le vomi unit. Depuis ce jour nous ne nous sommes plus quittés (si je puis dire, vu qu'on se voit réellement 3 fois par an en fait) et il est la seule personne avec qui j'ai partagé un lit sans que ça finisse en partie fine depuis ma puberté. Ouais, je suis comme ça, je partage mes draps ET mes fluides, si tu dors avec moi tu finis par passer à la casserole, c'est tout, homme ou femme, y'a que l'animal ou la famille* que je ne fais pas. Mais passons.

J'ai donc voulu ériger ici un temple à Gloria, qui me fournit parfois en éphèbes, en crumpets surtout, mais en éphèbes aussi. C'est un vrai trafic humain que mon gourou organise pour moi. Faisons simple, les groupes lui envoient des démos à la tonne, qu'il n'écoute pas car il fait parti de ses élitistes qui pensent que depuis Led Zeppelin tout a été dit, donc parfois il nous est arrivé de me fait passer pour son assistante. Je repère le membre du groupe qui en veut le plus (en général le chanteur ou le guitariste) et je lui fais passer une "audition privée". Après je fais mon rapport à Gloria. Dire que des passages au Download Fest à 10h du matin se sont joués entre mes cuisses...Il va sans dire que ces petits arrangements ne sont pas très glorieux pour l'industrie du Metal, hein, vous pensiez quoi ? Que c'était le talent qui faisait les carrières ? Naifs que vous êtes !! C'est amusant ces groupes qui sont si connus au Royaume-Uni et dont on entend si peu parler en Europe continentale. Comme ces groupes qui ne font carrière que dans les pays germanophones, je me demande parfois si je n'ai pas une soeur perdue quelque part en Allemagne ou en Autriche ??

Maintenant, ne cherchez pas à savoir si Gloria est journaliste, agent, organisateur, producteur, ingé son ou le prince Harry, je n'en ai déjà que trop dit.


*On me dit dans l'oreillette que nan en fait, été 1986, souviens-toi.